
Création d’un pôle formation au sein de l’association l’égalité c’est pas sorcier
Parce que la formation, des professionnel-le-s et du grand public, est un axe essentiel de toute politique de prévention, d’information et de lutte contre les violences faites aux femmes, notre association a décidé de créer, en 2025, un pôle dédié exclusivement à la formation. Ce dernier met à la disposition des collectivités territoriales, associations, structures publiques ou privées un programme complet que vous pouvez retrouver sur la page formation de notre site.
2 000 personnes sensibilisées ce dernier trimestre 2025

Le pôle formation, par le biais d’Ernestine Ronai experte et fondatrice du 1er Observatoire des violences envers les femmes en France, a pu répondre à quinze sollicitations provenant des quarte coins du territoire national : Essonne, Haute Garonne, Hauts de Seine, Indre, Meurthe et Moselle, Moselle, Seine et Marne, Seine-Saint-Denis, Val de Marne. 1 975 personnes (professionnel.le.s et grand public) ont été sensibilisées aux violences faites aux femmes, et plus particulièrement les violences au sein du couple et leurs impacts sur les femmes et les enfants.
Focus autour du 25 novembre 2025

Des échanges riches en émotion à la Maison des femmes de Nanterre ce 24 novembre. La salle était pleine à craquer, plus de 60 spect-actrices de tout âge, venues témoigner de leur quotidien, des violences dont elles sont victimes parce qu’elles sont des femmes, mais aussi de leurs combats et de leurs espoirs. En présence de Raphaêl Adam, leur maire, Nadhia Kacel responsable de la structure, Ernestine Ronai s’adressait aux femmes, jeunes et moins jeunes venues parler sans tabou. Dans ce lieu magnifique, où elles sont écoutées, accompagnées où elles se sentent en sécurité, parfois plus que chez elles, elles ont pris la parole pour discuter, ensemble, de la prise en charge et de la protection des victimes de violences conjugales pour en finir avec les féminicides. « Il est essentiel de répéter sans cesse que la victime n’est jamais coupable. Et, surtout, il faut que les jeunes filles et jeunes femmes soient entendues lorsqu’elles parlent pour sortir de la violence » a martelé Ernestine Ronai, qui a conclu par une citation de Gisèle Halimi « Ne vous resignez jamais ! Le refus de vous résigner peut lancer la machine grinçante du malheur sur d’autres rails » – « Je dis, nous ici à la Maison des femmes de Nanterre, nous ne nous résignons pas aux violences faites aux femmes et ensemble nous lançons la machine grinçante du malheur sur d’autres rails pour un avenir meilleur pour les femmes et les enfants. «

Florange, le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) se mobilise et organise, ce 13 novembre sa première grande journée de lutte contre les violences faites aux femmes à destination des professionnel.le.s. « Féminicide, pas une de plus » est le mot d’ordre choisi par Céline Even et Nathalie Vaillant de la direction du CCAS. Leur objectif, apporter aux femmes des réponses sur ce que dit la loi, les dispositifs de protection existants mais avant tout faciliter la parole des femmes. Raison pour laquelle, elles avaient invité Ernestine Ronai, pionnière dans ce domaine, qui rappelait en préambule trois chiffes : 107 femmes tuées en 2024, 270 tentatives de féminicides et 906 femmes victimes de violences, d’harcèlement par (ex-) conjoint et conduites au suicide ou à sa tentative. Soit, reprend-t-elle : « Trois femmes par jour qui sont tuées, qu’on a voulu tuer, qui se sont suicidées ou qui ont voulu se suicider parce qu’elles n’en pouvaient plus« . Le profil type des victimes n’existe pas. Tout le monde peut être victime, de tous types de violences, qu’elles soient économiques, psychologiques, sexuelles, physiques. Toutes ces violences sont dangereuses. Et de continuer « En tant que professionnel.le.s, vous accueillez des femmes susceptibles d’être victimes de violences conjugales , comment le savoir ? Leur poser systématiquement la question des violences. Cela vous permettra de poser un meilleur diagnostic pour un repérage précoce des violences, de leur proposer une orientation adaptée à leurs besoins tout en respectant leur rythme et leurs choix. Pour qu’elles se reconstruisent et redeviennent actrice de leur vie.«

Un Observatoire municipal des violences envers les femmes à Mitry-Mory. Installé au sein de la Maison des droits des femmes et de l’égalité, il a été inauguré en 2018 sous le parrainage d’Ernestine Ronai. Depuis, avec le soutien de Charlotte Blandiot-Faride maire de Mitry-Mory, il s’est développé et propose, aujourd’hui, des dispositifs innovants pour une meilleure prise en charge des victimes avec :
- Des bons taxis, pour faciliter les déplacements des femmes victimes de violences vers les institutions.
- La mise à disposition d’un logement communal pour la mise à l’abri.
- Des ateliers de sensibilisation sur les violences faites aux femmes à destination des collégien.ne.s
Le 9 décembre dernier, Charlotte Blandiot-Faride, avait conviait les professionnel.le.s issu.e.s des collectivités territoriales, des associations et des institutions à partager un moment de réflexion et de débat autour des violences faites aux femmes et plus particulièrement de la prise en charge des victimes et de l’amélioration de la coordination entre les différents acteurs. Quatre expertes étaient présentes pour animer cette rencontre : Ernestine Ronai, présidente du Comité National de Pilotage de l’Ordonnance de Protection (CNPOP), Violaine de Filippis-Abate, avocate au barreau de Paris et cofondatrice de l’association Action juridique féministe, Delphine Charpentier, directrice de l’association SOS Femme de Meaux, et Amandine Tayari, coordinatrice sur le pôle insertion au sein de l’association SOS Femme de Meaux.
